Santé et Sécurité
Maladie de décompression : signes et prévention
Reconnaître les signes de maladie de décompression (DCS/AGE) et les actions immédiates après une plongée. Ne remplace pas un avis médical — contactez les secour
Information générale — ne remplace pas un avis médical d’urgence. Si des signes sévères apparaissent après une plongée, appelez les secours et contactez un centre de médecine de plongée (ex. DAN) immédiatement.
Avertissement et lecteur visé

Cette page s’adresse aux plongeurs récréatifs et professionnels, aux encadrants et aux proches d’un plongeur suspecté de maladie de décompression. Le texte donne des repères pour reconnaître des signes et pour agir de façon immédiate et non médicalisée. Il n’expose pas de protocole de recompression complet ni de prises en charge techniques réservées aux équipes médicales spécialisées.
Pour tout symptôme sévère — perte de conscience, faiblesse importante, troubles de la marche, difficultés respiratoires — il faut joindre les services d’urgence et contacter un service d’assistance en médecine de plongée comme DAN (Divers Alert Network) pour orientation et évacuation. Les sources utilisées sont listées en fin de page (consulté le 04/09/2026).
Qu’est-ce que la maladie de décompression (DCI / DCS) ?
La maladie de décompression, ou DCI, regroupe au minimum deux entités cliniques distinctes : la maladie de décompression d’une part (DCS) et l’embolie gazeuse artérielle (AGE) d’autre part (source DAN, consulté le 04/09/2026).
Le mécanisme principal est simple : lors d’une plongée, des gaz dissous dans les tissus et le sang se rehaussent avec la pression. Si la désaturation se produit trop rapidement, des bulles de gaz — principalement d’azote — peuvent se former. Ces bulles gênent les fonctions locales et générales et causent des symptômes variables selon les tissus touchés (source DAN, consulté le 04/09/2026).
La terminologie varie selon la région et la littérature, mais reconnaître que DCI = DCS + AGE aide à distinguer les présentations et l’urgence potentielle associée à certaines formes, notamment celles touchant le système nerveux central ou le système respiratoire (source DAN, consulté le 04/09/2026).
Signes et symptômes à reconnaître
Les symptômes peuvent toucher plusieurs systèmes. Si un symptôme apparaît après une plongée, il faut suspecter une DCS et agir rapidement. Les phrases qui suivent rappellent les signes classés par système, avec la source associée.
Musculo-squelettique
Douleurs articulaires ou musculaires, souvent décrites comme profondes et pénibles, sont fréquentes. Elles sont parfois appelées « the bends ». Toute douleur articulaire nouvelle après une plongée doit faire penser à une DCS et conduire à une évaluation médicale.
Cutané
Lésions cutanées telles que marbrures (cutis marmorata), éruption ou prurit peuvent se manifester. Ces signes cutanés peuvent sembler bénins mais méritent une évaluation, car ils font partie du spectre clinique de la décompression.
Neurologique
Symptômes comme vertiges, engourdissements, faiblesse, confusion, troubles de la marche et troubles visuels doivent être considérés comme alarmants. L’atteinte neurologique peut évoluer rapidement. La survenue de ces signes après une plongée nécessite une prise en charge urgente.
Pulmonaire et cardio-respiratoire
Douleur thoracique et essoufflement peuvent traduire une atteinte pulmonaire ou une embolie gazeuse artérielle. Ces manifestations sont des urgences car elles compromettent l’oxygénation et la circulation.
Oreille interne
Acouphènes, vertiges ou perte auditive sont des signes d’une atteinte de l’oreille interne — une forme particulière de DCS. Ces symptômes doivent amener à consulter sans délai.
Que faire sur le moment ? Gestes immédiats
Les gestes immédiats visent à stabiliser et à orienter vers une prise en charge spécialisée. Ils ne remplacent pas une prise en charge médicale et ne comprennent pas la recompression, qui est une procédure médicalisée.
Arrêter toute plongée et ne pas replonger. Maintenir le plongeur au repos. Éviter les efforts physiques inutiles. Garder le plongeur dans une position confortable; souvent la position couchée est recommandée pour limiter le stress et faciliter la surveillance.
Si de l’oxygène à 100% est disponible et si une personne formée peut l’administrer, donner de l’oxygène est recommandé en attendant l’avis médical. Cette mesure ne remplace pas l’évacuation vers un centre spécialisé, mais elle peut réduire la progression des symptômes.
Contacter les secours (EMS) et joindre un service d’assistance en médecine de plongée (ex. DAN) pour orientation et organisation de l’évacuation. Ne pas faire voler le plongeur. Ne pas administrer d’aspirine systématiquement sans avis médical. Éviter l’alcool. Surveiller respiration, conscience et circulation en attendant l’arrivée des secours.
Prévention — avant, pendant et après la plongée
La prévention repose sur des principes simples mais essentiels. Avant la plongée, vérifier son état de santé et éviter la plongée en cas de symptômes respiratoires ou de contre-indications connues, telles que certains antécédents pulmonaires. Planifier la plongée en accord avec sa formation et ses qualifications.
Pendant la plongée, respecter les tables ou les ordinateurs de plongée. Effectuer des remontées lentes et observer les paliers prescrits. Éviter les efforts intenses pendant et immédiatement après la plongée. Rester hydraté de façon raisonnable.
Après la plongée, respecter les recommandations sur l’intervalle avant l’exposition à l’altitude ou le vol. Ces recommandations existent dans des tableaux officiels et diffèrent selon le profil de plongée ; il faut s’y référer directement. Éviter efforts physiques intenses et exposition à la chaleur immédiatement après la plongée. Rappeler que la susceptibilité individuelle varie et que la prudence doit guider la planification.
Cas particuliers et signaux d’alerte
Certains profils exigent une vigilance particulière. Les plongeurs ayant des antécédents pulmonaires ou un barotraumatisme présentent un risque accru d’embolie gazeuse artérielle et doivent consulter sans délai en cas de symptômes respiratoires ou neurologiques.
Les symptômes neurologiques ou respiratoires sont des signaux d’alerte majeurs. Ils imposent une action rapide : appel des secours, contact avec un service de médecine de plongée et transfert vers une structure capable d’envisager une recompression.
Des symptômes retardés, apparus plusieurs heures après la plongée, restent pertinents. La fenêtre d’apparition est variable ; la plus courante se situe dans les premières 24 heures après la plongée. Toute nouvelle manifestation doit conduire à une consultation.
Orientation vers la prise en charge spécialisée
La recompression en caisson hyperbare est le traitement de référence pour de nombreuses formes de DCS. Cette procédure nécessite une structure et des équipes spécialisées et ne peut être effectuée en autonomie.
En cas de doute ou d’urgence, contacter un service d’assistance en médecine de plongée pour obtenir un avis, organiser une évacuation et identifier le centre hyperbare le plus approprié. Les services d’assistance fournissent des conseils clairs sur l’orientation à donner au plongeur et sur les mesures préhospitalières utiles.
Foire aux questions rapides (FAQ)
Combien de temps après la plongée puis-je avoir des symptômes ?
Les symptômes peuvent survenir en moyenne entre 15 minutes et 12 heures après la plongée; la fenêtre la plus fréquente est dans les premières 24 heures.
Puis-je prendre un avion après ma plongée ?
Il existe des recommandations officielles qui définissent des intervalles à respecter avant de s’exposer à l’altitude ou de prendre un vol. Se référer aux tableaux officiels et aux sources professionnelles pour la durée précise adaptée à votre profil de plongée.
L’aspirine aide-t-elle en cas de DCS ?
L’aspirine n’est pas recommandée comme traitement initial systématique sans avis médical. En cas de suspicion de DCS, contacter un service de médecine de plongée puis les secours pour orientation.
Sources et où en savoir plus
- Divers Alert Network — Decompression Illness (what is it and what is the treatment)consulté le 04/09/2026
- Divers Alert Network — Decompression Sickness (dossier référence)consulté le 04/09/2026
- Divers Alert Network — Chapter on treating DCSconsulté le 04/09/2026
- DAN blog — Treating Decompression Sickness (the bends)consulté le 04/09/2026
- PADI Pros blog — Dealing With DCSconsulté le 04/09/2026
- PADI blog — What Are the Bends in Scuba Diving?consulté le 04/09/2026
- CDC Yellow Book — Scuba diving: decompression illnessconsulté le 04/09/2026
- US Navy Dive Manual / NAVSEA — Dive Manual Rev 6consulté le 04/09/2026
- FAA pilot safety brochure — Decompression Sicknessconsulté le 04/09/2026
- NHS / DDRC document — exemple FOI / guidance hospitalière mentionnant cutis marmorataconsulté le 04/09/2026
- PubMed / revue historiqueconsulté le 04/09/2026
- Wikipédia — synthèse sur la décompressionconsulté le 04/09/2026

Rédactrice · plongée sous-marine, destinations, équipements
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